Design en permaculture, la mise en place d’un écosystème

Principes de permaculture

Il y a beaucoup à dire et à apprendre sur le design d’un jardin en permaculture. Je vous propose ici une vision synthétique.

L’objectif d’un design en permaculture est d’orienter les forces de vivant pour produire de l’abondance en tirant partie des caractéristiques d’un lieu. L’idéal étant de lancer une dynamique pouvant perdurer sans la présence du jardinier.
Chaque élément du système est pensé en fonction de ses interactions avec les autres éléments selon deux principes :
– chaque élément remplit plusieurs fonctions
– chaque fonction est remplie par plusieurs éléments
Ces caractéristiques doivent renforcer la résilience d’un lieu, c’est à dire sa capacité à résister à des situations diverses inattendues.

Les besoins des plantes du jardin

Les éléments positionnés dans un design doivent remplir les fonctions de productions attendues par les jardiniers mais aussi un certain nombre de besoins des plantes et des êtres vivants du système.
Les besoins des plantes : air, lumière, eau, fertilité du sol (disponibilité des minéraux, sol aéré), abri (vent, soleil), fertilisation des fleurs (vent, insectes).
L’objectif est ainsi de créer un écosystème en fonction des conditions initiales du lieu – son biotope.

Biotope et écosystème

Un écosystème est composé d’un biotope – les caractéristiques d’un lieu – et d’une biocénose – l’ensemble des êtres vivants y coexistants en interrelation. Le biotope étant définit par les conditions géographiques, climatiques, pédologiques (composition du sol), hydrologique … le jardinier ne peut le modifier qu’au prix d’aménagements plus ou moins conséquents. Ajout de pierres pour créer des puits de chaleur, installation d’une mare, d’une haie coupe-vent, autant de méthodes pour générer des microclimats.
Les différences d’orientation, de pentes, de sol, d’humidité référencées sur un terrain définiront des biotopes distincts. Leur multiplicité est garante de la diversité d’un site et donc de sa résilience.
Une fois le biotope établi, votre jardin aménagé, il convient d’y implanter la biocénose adaptée.

Biocénose

Les végétaux, les animaux, les champignons et les bactéries en relation dans un écosystème constituent sa biocénose. La phytosociologie est l’étude des interactions entre les plantes au niveaux spatial et temporel. Elle permet de définir les guildes de plantes – ou syntaxons – associées naturellement dans leurs milieux.

Le jardinier ayant étudié et éventuellement créés ou modifiés les biotopes sur son terrain, adaptera la biocénose par l’ajout de végétaux adaptés et également pourquoi pas d’animaux, de champignons et de bactéries.

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