Trouver des ressources localement

Nos territoires regorgent de ressources, qui sont souvent considérées comme des déchets. Voyons comment les capter pour les valoriser en local. Nous ne traitons pas ici de « ressources humaines » comme il est dit en milieu professionnel, nous avons abordé ce point dans l’article comment trouver les bonnes personnes.

Les déchets des uns sont les ressources des autres

Commençons par citer un des fondateurs de la permaculture :

Un déchet est une ressource inexploitée. Bill Molisson

Capter les rebus souvent destinés à l’incinération ou à l’enfouissage est noble à bien des égards : vous transformez un problème global en solution locale.

Le problème est la solution. Bill Molisson

Un annuaire des ressources

Lister les ressources dont vous avez besoin dans votre jardin, et cherchez quelle pourrait être la source la plus proche et allant dans le sens de la vie.

L’exemple de la matière organique

Par exemple, je sais que, selon le réseau Maraîchage sur Sol Vivant, j’ai besoin d’apporter 2 kg de matière « équivalent paille » par m2 par an à mon sol pour entretenir sa fertilité.
Comment cela fonctionne-t-il naturellement ? En forêt, les feuilles mortes et le bois mort se déposent au sol. Puis-je en faire autant dans mon jardin ? Selon la surface de votre terrain, cela peut-être un objectif à moyen terme. La proportion de un tiers de la superficie du jardin dédiée à la production de matière organique est souvent donnée. A court terme, vous devrez certainement importer des végétaux. Ai-je des ressources locales ? Les plus proches sont vos voisins ? Pouvez-vous leur demander de vous déposer leurs tontes de gazon et leurs feuilles mortes ? Ensuite, il y a les paysagistes, les services techniques de la mairie, la déchetterie…
Vous pouvez utiliser de la paille ou du foin, plus chers mais simple d’utilisation et parfois plus esthétiques.

Les plate-formes de compostage sont des belles ressources de matière organique

Où trouver des plantes

Une fois encore, cherchez au plus proche et dans le sens du vivant. L’idéal est de récupérer des plantes auprès de sa famille, ses amis, ses voisins. Ensuite, il existe des trocs de plantes locauxs, des trocs graines, des grainothèques ou des particuliers s’échangent, distribuent l’abondance des végétaux de leurs jardins. Encore une fois, constituez-vous un annuaire ou un agenda de ces rencontres. Si il n’y en a pas proche de chez vous, pourquoi ne pas en créer ?
C’est ce que nous avons fait avec Cordemais en permaculture, lors d’échanges autour de la grainothèque.

Vous pouvez aussi chercher du carton, de la sciure de bois pour équilibrer un compost … pour chaque besoin constituez vous un annuaire collectif. Il peut être écrit, ou oral. A Cordemais en permaculture, certaines informations qui peuvent être publiques sont référencées sur un page nommée Par chez nous.
Ces réponses que vous allez trouver à vos besoins en demandant autour de vous, en rencontrant la mairie ou différents acteurs deviennent un patrimoine de votre association sur lequel il me semble important de capitaliser.
Autant d’informations qui permettront à d’autres personnes de votre territoire de gagner du temps dans leurs démarches pour leurs propres jardins.

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