Préparer le terrain

Cet article est la deuxième des quatre étapes d’un programme pour créer un collectif local en permaculture afin de passer à l’action collectivement.

Si ça n’est pas déjà fait, vous pouvez vous inscrire à la liste de diffusion de ce programme pour profiter de la dynamique collective (gratuit).

Durant chaque étape je vous décrirai mon expérience de jardinier, de créateur d’association et vous donnerai des clefs pour mettre en place également des actions efficaces.

Afin que ce programme soit compostable – réutilisable ultérieurement – il est découpé en sous parties que je vous incite à suivre dans l’ordre, en suivant les liens ci-dessous.

2 Préparer le terrain

2.1 Trouver le terrain

Vous ne savez pas encore où vous allez pouvoir implanter votre haie fruitière, voyons ensemble comment trouver un terrain.

2.2 Notions de design en permaculture

Vous avez trouvé un terrain. Afin de préparer l’implantation du futur potager et de la haie fruitière, il convient de choisir leurs emplacements judicieusement. Voyons brièvement l’esprit du
design en permaculture.

Mesures

Pour la haie fruitière, la largeur sera d’environ un mètre pour une longueur de six mètres minimum, si ça correspond à votre terrain. La haie peut être courbe.
Pour les engrais verts, quatre-vingt centimètre de large et deux mètres de long minimum.
Pour le futur potager, c’est à vous de voir en fonction de la place dont vous disposez mais surtout du temps que vous pourrez y consacrer. N’oublier pas le principe de permaculture : commencez petit.

2.3 Préparation du sol

Une fois les emplacements déterminés, si vous le pouvez, je vous conseille de commencer à préparer le sol quelques semaines avant les semis ou les plantations. Dans la pratique, ça n’est pas toujours possible. Voilà les principes directeurs pour préparer une nouvelle zone de culture.

2.4 Où trouver les ressources

Jardiner selon les principes du vivant, bien qu’il s’agisse d’une démarche tendant à l’auto fertilité du jardin, nécessite certaines ressources extérieures comme des déchets verts, du carton, des plantes … Voilà quelques conseils pour trouver des ressources localement.

2.5 Organiser la première rencontre du collectif

Il est temps de passer à l’aspect collectif de votre projet local, rencontrer vos futurs co-équipiers comme évoqué dans l’article Créer une occasion de prendre contact pour amorcer un collectif.
Je vous propose d’organiser une première réunion publique où vous pourrez discuter des premiers sujet de ce programme : quels terrains avons-nous à disposition ? où allons nous trouver les ressources nécessaires ? quand et comment allons-nous procéder ? qui apporte quels outils ? à qui est ouvert le chantier participatif ? comment communique-t-on ? qui contacte la presse locale ? …

2.6 Planifier une intervention sur le terrain

Ne vous quittez pas sans avoir fixé la date de votre prochain rendez-vous, ou sans avoir décidé de la façon dont vous détermineriez cette date, pourquoi pas via un outil numérique.

Si ça n’est pas déjà fait, vous pouvez vous inscrire à la liste de diffusion de ce programme pour profiter de la dynamique collective (gratuit).

Rencontrer et fédérer des personnes en local, on le fait !

Cet article est la première des quatre étapes d’un programme pour créer un collectif local en permaculture afin de passer à l’action collectivement.

Si ça n’est pas déjà fait, inscrivez-vous à la liste de diffusion de ce programme pour profiter de la dynamique collective (gratuit).

C’est décidé, vous passez à l’action et dès cet automne vous aurez implanté des arbres et préparé des zones de culture pour la mise en place d’un potager au printemps. Je vais vous accompagner en vous proposant une méthode pas à pas, des pistes que vous serez bien entendu libre de suivre ou non.

Je pratiquerai en même temps que vous dans mon jardin et dans le jardin géré par l’association que j’anime. Je partagerai les résultats, les réussites et les échecs comme nous le faisons depuis 2 ans.
Par exemple, Retour sur la production de pommes de terre de la saison 2018.

Durant chaque étape je vous décrirai mon expérience de jardinier, de créateur d’association et vous donnerai des clefs pour mettre en place également des actions efficaces.

L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul. Ghandi

Afin que ce programme soit compostable – réutilisable ultérieurement en morceaux- il est découpé en sous parties que je vous incite à suivre dans l’ordre, en suivant les liens ci-dessous.

Et si je me plante ?
Comme le dit l’adage, « On naît jardinier et on meure apprenti ». C’est en expérimentant que l’on apprend, pas seulement en lisant des livres et en visionnant des vidéos.

Je ne perds jamais : parfois je gagne, sinon j’apprends. Mandela

1 Fédérer

1.1 Trouver les bonnes personnes

Qui dit collectif dit groupe de personnes. Vous devez commencer par identifier les personnes avec lesquelles vous pourrez vous mettre en mouvement : trouver ou créer un collectif, les bonnes personnes.

1.2 Valoriser sa démarche

Vous avez commencé à trouver des informations, des personnes. N’attendez pas pour noter, organiser archiver : Capitaliser, créer et (se) donner de la valeur.

1.3 Outils pour s’organiser

Comment communiquer dans un collectif avant et après les rencontres ? Prendre des décisions sans se réunir ?
Les outils pour s’organiser en ligne.

1.4 Gouvernance partagée et rêve du dragon

Comprendre les dynamiques de groupe, prendre des décisions pour le collectif, inspirer et maintenir un mouvement, autant de clefs essentielles pour la vie de votre organisation.
Pour alléger ce programme, les notions de gouvernance partagée, d’holacraty, sociocratie et rêve du dragon seront vues plus tard.

2 Se rencontrer

Si vous avez contacté des personnes ou des collectifs, il est temps de passer du « y a qu’à faut qu’on » à l’action. Soit vous pouvez rejoindre une dynamique déjà en place, soit vous pouvez proposer un événement pour se rencontrer.

2.1 Créer une occasion de prendre contact

Voici des conseils pour créer un premier événement pour se faire remarquer des personnes que l’on ne connaît pas : Créer une occasion de prendre contact pour amorcer un collectif.

Dans le cadre de notre programme, l’événement peut être tout simplement un rencontre près de chez vous pour discuter de cette démarche de jardinage collectif, pour planter des haies fruitières ensemble.

Durant cette réunion, vous pourrez faire connaissance et discuter du ou des lieux d’implantations potentiels, de l’endroit où vous trouverez vos végétaux et différentes ressources. Tous ces sujets à aborder seront vus dans le détail lors de la prochaine étape qui sera publiée le 4 octobre 2019.

2.2 Communiquer

Chaque action est un événement, penser à raconter une histoire et à la diffuser.
Un intérêt du programme que je vous propose est que vous pouvez vous emparer d’une dynamique commune pour initier votre histoire locale. Ce qui pourrait donner

A « votre village », « Votre nom » a décidé de répondre à une initiative de Territoires vivants pour planter des arbres sans attendre. Il vous invite à le rencontrer pour passer collectivement à l’action : prendre soin du vivant, planter une haie fruitière ensemble et demain partager l’abondance, en toute convivialité.

Le mieux est de personnaliser sa démarche, tout en s’intégrant dans un cadre plus vaste. Ça peut être également la semaine européenne du développement durable (en juin), semaine des alternatives aux pesticides (en mars), la fête des possibles (en septembre)… N’oubliez pas, intégrer plutôt que séparer.

Vous allez maintenant pousser l’information là où vous êtes allés la chercher quand vous souhaitiez trouver des dynamiques similaires à la votre : presse locale, communication officielle de la mairie, affiches dans les commerces, flyers, panneaux sur le bord de la route, réseaux sociaux… Restez simples, efficaces et authentiques dans vos supports.

3 En résumé, ce que vous avez à faire cette semaine

Partagez cette page, allez rencontrer du monde, convoquez la presse pour parler de votre projet.
Choisissez une date et un lieu de rencontre, après le 6 octobre 2019, ce qui vous donnera un peu de temps et vous permettra d’ici là de profiter des conseils de le prochaine étape du programme : préparer le terrain.

Si ça n’est pas déjà fait, inscrivez-vous à la liste de diffusion de ce programme pour profiter de la dynamique collective (gratuit).

Créer un collectif en permaculture étape par étape

La permaculture est régulièrement citée comme une partie de la solution aux grands maux de notre société. Bien souvent les personnes pensent que jardiner selon les principes de la permaculture est difficile, nécessite de participer à des stages, se former et attendent donc pour se lancer.
Nous nous mettons des barrières qui nous empêchent de passer à l’action.

Explications en vidéo :

Inscrivez-vous à la liste de diffusion de ce programme pour profiter de la dynamique collective (gratuit).

Voilà le programme :
1- Rencontrer et fédérer des personnes en local, on le fait !
2- Préparer le terrain
3- Semer des engrais verts
4- Planter une haie fruitière

Réchauffement climatique : limitation ou adaptation

Si vous souhaitez limiter le réchauffement global, vos actions d’aujourd’hui auront un impact dans 20 ans, car c’est le temps que mettent les gaz à effets de serre pour avoir une influence sur le climat. C’est important de le faire pour les générations futures mais c’est assez démotivant. Nous nous sentons impuissants par rapport à la taille de l’enjeu : le climat planétaire.
Heureusement il y a un deuxième axe d’action sur lequel on peut avoir un impact direct. C’est l’adaptation aux changements climatiques.
Influer sur la façon dont individuellement dans sa famille et collectivement en local à l’échelle de son quartier, son village, on sera apte à s’adapter au changement climatique et à d’autres bouleversements qui pourraient arriver en raison de la fragilité des systèmes dont nous dépendons.

Planter des arbres

Les arbres s’installent à l’automne. Dès cette année, avant fin décembre 2019 nous allons planter des arbres chez nous ou ailleurs.

Rhubarbe dans la haie fruitière de mon jardin

Si vous ne savez pas comment faire, je vous l’indiquerai. Si vous ne savez pas où le faire, je vous donnerai des pistes pour trouver, en me basant sur mon expérience.
Et vous verrez que la force du collectif peut permettre d’aller plus vite, si on s’organise correctement.

Créer un collectif

Après avoir passé plusieurs années à jardiner seul dans mon jardin, j’ai créé fin 2017 une association d’entraide entre jardiniers, fondée sur les principes de la permaculture.

Plantation collective d’une haie fruitière

C’est une association locale qui organise désormais des troc plantes, des bourses aux graines, des conférences, qui a participé à la mise en place d’une grainothèque, des ciné-débats.

Cordemais En Permaculture

Cet automne, je vais aider ceux qui voudraient créer un collectif à le faire rapidement et efficacement.
Également aider ceux qui ont déjà un collectif à l’animer.

Chantier collectif au jardin partagé

Il suffit de se lancer, ce n’est pas très compliqué. Je l’ai fait, j’aimerais vous faire profiter de cette expérience, gratuitement et librement.

Ce que je vous dirai de faire, je le ferai en même temps que vous et je le documenterai, comme je le fais déjà pour mon jardin. Je ne suis pas là pour vendre du rêve mais pour vous aider à passer à l’action et emmener si possible d’autres personnes à le faire, comprendre par la pratique l’essence de la permaculture.

“J’entends et j’oublie, Je vois et je me souviens, Je fais et je comprends.” Confucius

J’espère vous donner des pistes et une méthode – que vous pourrez suivre ou non – pour passer concrètement à l’action étape par étape en prenant soin du vivant, en plantant des arbres et en fédérant les énergies autour de chez vous.
Vous aurez personnellement un impact positif sur votre environnement direct. Ensemble, nous œuvrerons pour des territoires vivants !

La haie plantée collectivement, 6 mois plus tard

Cela prendra la forme d’un programme où je témoignerai de mon parcours en tant que jardinier pour la mise en place d’un jardin-forêt autour de ma maison et en tant que créateur et animateur d’une association locale Cordemais en permaculture.


Des conseils et retours d’expérience réels afin de donner des clefs et des pistes afin que chacun puisse se mettre en mouvement à son niveau, en bas de chez soi. Bien entendu tout cela reste imparfait, la vie étant complexe et chaque cas particulier, je souhaite seulement à mon niveau aiguiller certains qui ne sauraient pas comment et par où commencer.

On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flanquant par la fenêtre ; il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche. Mark Twain

Voilà le programme :
1- Rencontrer et fédérer des personnes en local, on le fait !
2- Préparer le terrain
3- Semer des engrais verts
4- Planter une haie fruitière

Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. Mark Twain

Tout cela sera terminé avant l’hiver 2019, 4 étapes de septembre à décembre pour planter des arbres, connaître ses voisins, créer un groupe d’action localement, avoir un impact positif en prenant soin du vivant. Chez nous, on va le faire. Et vous ?

Inscrivez-vous à la liste de diffusion de ce programme pour profiter de la dynamique collective (gratuit).

Préparer une nouvelle zone de culture

Une zone de culture déjà installée ne doit jamais être labourée. Le labour détruit la structure du sol, tue les vers de terre, force la minéralisation de la matière organique, bouleverse la vie du sol, rend la terre vulnérable à la pluie, au soleil, au ruissellement… Selon François Mullet du réseau Maraîchage Sol Vivant un labour à 25cm détruit 80% de l’activité biologique d’un sol.
Cela dit, un sol vivant a besoin de respirer, l’air doit pouvoir y circuler. Les plantes ont besoin également d’un sol léger pour pouvoir plus facilement y insérer leurs racines. Il est donc conseillé les premières années de décompacter le sol à l’aide d’une fourche bêche, une grelinette ou une campagnole. Cette décompaction doit s’opérer sans retournement de la terre, pour ne pas perturber les différents horizons : le sol c’est comme la mer, on ne trouve pas les mêmes organismes selon la profondeur et les milieux.
Les zones de cultures permanentes doivent être au maximum préservées du tassement. Il convient de ne jamais y poser un pied ou une main.
En théorie, au bout de plusieurs années, le sol n’a plus besoin d’être décompacté.
Lire à ce propos : Campagnole, grelinette et fourche bêche, comment décompacter le sol

Mise en place

La première année, afin de décompacter la zone et de booster la vie du sol, il est possible d’incorporer en fin d’été 10 centimètre de matières organiques (BRF, feuilles, compost) intégré en surface. Cela permet d’augmenter rapidement la taux de manière organique et la vie du sol.

Zones de culture décompactées et paillées

Un autre exemple de remise en vie du sol sous serre : décompactage sur 30 cm et mise en place en surface fin novembre sans incorporation de 20 cm de crottin de cheval de boxe sur copeaux + broyat de bois sous une bâche. Le bâchage permet de réchauffer le sol, de maintenir l’humidité du sol même sec au départ et le contrôle des adventices. Dès mi-janvier, la bâche est retirée à mesure des besoins.

Il également possible de disposer du carton directement au sol pour tuer l’herbe, si vous avez quelques semaines devant vous.

La haie fruitière en permaculture

Principes généraux de la haie fruitière

Une haie fruitière reproduit les différentes strates de végétation, partant de la plus haute, les arbres, en passant par la strate intermédiaire, les arbustes jusqu’au couvre-sol.
Disposées sur un alignement d’environ 1 mètre de large, les strates végétales profiteront d’un effet de lisière facilitant l’accès à la lumière, tout en permettant de densifier l’implantation. Vous diminuez ainsi la surface cultivée dont vous devrez prendre soin .

Les végétaux

Les espèces végétales à implanter sont spécifiques à votre jardin, à vos envies et besoins.
Lire à ce propos les principes de design en permaculture.

Dans une haie fruitière, nous n’installerons pas d’arbre de canopée tels que des noyers, châtaigniers, chênes…

Les arbres fruitiers

En strate la plus élevée, vous installerez des arbres fruitiers tels que pommiers, poiriers, cerisiers, pruniers, pêchers sur des porte-greffes limitant leur croissance.

Les arbustes

Vous installerez entre les arbres fruitiers, tous les mètres des arbustes que vous taillerez à 1,5 à 2 mètre de haut.

Guilde du noyer

Dans le cadre d’un design de jardin, nous avons travaillé sur la guilde du noyer. Cet arbre a mauvaise réputation car il émet de la juglone qui est un composé toxique pour de nombreuses autres plantes. D’ordinaire nous n’en installons pas dans les haies fruitières, mais l’arbre étant existant, nous avons adapté une guilde spécifique. Voici les arbustes que nous conseillons d’installer spécifiquement à proximité d’un noyer :

– Le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea) est une plante détoxifiante, compagne du noyer, attire les auxiliaires (oiseaux, insectes), son fruit n’est pas comestible. A recéper (couper à 10 cm) tous les ans au printemps pour produire du mulch.

– Le sureau noir (Sambucus nigra), également plante détoxifiante, compagne du noyer, attire les oiseaux et les syrphes (prédateur des pucerons). Les fleurs donnent une excellente limonade et les fruits de la confiture, du vin.

– Le chalef d’autome (Elaeagnus umbellata), fixateur d’azote, réputé pour augmenter la productivité du noyer, fruits comestibles riches en vitamines et antioxydant.

Sureau en fleurs

Ces trois espèces végétales, taillées régulièrement fourniront du mulch et des conditions favorables pour les végétaux installés en leur compagnie.

Autres arbustes possibles

– Noisetier, néflier, amélanchier, feijoa, pêcher (de vigne), figuier …

Arbrisseaux

Entre chaque arbustes, vous installerez deux arbrisseaux en quinconce à 50 cm, parmi : cassissier, groseiller, casseiller, arbre aux faisans, framboisier, baie de mai, baie de goji

Strate basse, couvre sol

Au pied de ses arbustes vous ajoutez des plantes aromatiques : thym, romarin, oseille, lavande, sauge, ciboulette, mélisse …


des accumulateurs dynamiques : consoude, artichaut

des légumes perpétuels : chou Daubenton, poireau perpétuel, rhubarbe

et des fleurs telles que Œillets d’Inde, capucines et soucis.

Au sol, vous implanterez des bulbes comme des jonquilles, narcisses, crocus, lys… qui fleuriront en fin d’hiver et dynamiseront la rhizosphère de la haie.

Lianes

Enfin, tous les 5 mètres, une liane telle que vigne, kiwaï, mûre sans épine…

Implantation

L’idéal est de pouvoir préparer la nouvelle zone préalablement tel que décrit ici : Préparer une nouvelle zone de culture.
Une haie fruitière s’installe de préférences à l’automne pour plusieurs raisons : les poteaux sont plus faciles à planter quand le sol est humide et surtout les arbres auront plus de temps pour installer leurs racines avant l’été, période la plus stressante pour eux.
Vous positionnerez des poteaux tous les 2 mètres et si besoin un grillage pour bloquer le passage des animaux tels que les poules.

Le grillage sépare les poules de la haie fruitière

Un ou deux fils de fer soutiendront des lianes le long de la haie. Pensez à installer un système d’arrosage automatique pour prendre soin de vos arbres les premières années.

Vous pouvez interrompre les haies afin de la traverser avec une arche (en bois ou fer forgé) sur laquelle poussera une liane.

Une arche pour pouvoir traverser la haie

Entretien

Les arbres et arbustes devront être taillés régulièrement pour limiter leur développement. Les branchages et feuilles retirés seront découpés ou broyés et déposés afin de fournir une couverture permanente au sol. Des matériaux extérieurs tels que paille, foin, tonte de pelouse (en fine couche) pourront être apportés régulièrement afin de prévenir la pousse d’herbes indésirables et préserver l’humidité au sol.

Design en permaculture, la mise en place d’un écosystème

Principes de permaculture

Il y a beaucoup à dire et à apprendre sur le design d’un jardin en permaculture. Je vous propose ici une vision synthétique.

L’objectif d’un design en permaculture est d’orienter les forces de vivant pour produire de l’abondance en tirant partie des caractéristiques d’un lieu. L’idéal étant de lancer une dynamique pouvant perdurer sans la présence du jardinier.
Chaque élément du système est pensé en fonction de ses interactions avec les autres éléments selon deux principes :
– chaque élément remplit plusieurs fonctions
– chaque fonction est remplie par plusieurs éléments
Ces caractéristiques doivent renforcer la résilience d’un lieu, c’est à dire sa capacité à résister à des situations diverses inattendues.

Les besoins des plantes du jardin

Les éléments positionnés dans un design doivent remplir les fonctions de productions attendues par les jardiniers mais aussi un certain nombre de besoins des plantes et des êtres vivants du système.
Les besoins des plantes : air, lumière, eau, fertilité du sol (disponibilité des minéraux, sol aéré), abri (vent, soleil), fertilisation des fleurs (vent, insectes).
L’objectif est ainsi de créer un écosystème en fonction des conditions initiales du lieu – son biotope.

Biotope et écosystème

Un écosystème est composé d’un biotope – les caractéristiques d’un lieu – et d’une biocénose – l’ensemble des êtres vivants y coexistants en interrelation. Le biotope étant définit par les conditions géographiques, climatiques, pédologiques (composition du sol), hydrologique … le jardinier ne peut le modifier qu’au prix d’aménagements plus ou moins conséquents. Ajout de pierres pour créer des puits de chaleur, installation d’une mare, d’une haie coupe-vent, autant de méthodes pour générer des microclimats.
Les différences d’orientation, de pentes, de sol, d’humidité référencées sur un terrain définiront des biotopes distincts. Leur multiplicité est garante de la diversité d’un site et donc de sa résilience.
Une fois le biotope établi, votre jardin aménagé, il convient d’y implanter la biocénose adaptée.

Biocénose

Les végétaux, les animaux, les champignons et les bactéries en relation dans un écosystème constituent sa biocénose. La phytosociologie est l’étude des interactions entre les plantes au niveaux spatial et temporel. Elle permet de définir les guildes de plantes – ou syntaxons – associées naturellement dans leurs milieux.

Le jardinier ayant étudié et éventuellement créés ou modifiés les biotopes sur son terrain, adaptera la biocénose par l’ajout de végétaux adaptés et également pourquoi pas d’animaux, de champignons et de bactéries.

Retour en images sur La toile du vivant au Solilab à Nantes le 25 avril 2019

Nous étions une dizaine le 25 avril 2019 au Solilab à Nantes pour tester le nouvelle version du jeu collaboratif pédago(écolo)gique « La toile du vivant » à l’invitation de l’association RUADE.

Le groupe en train de construire la toile

Durant deux heures, les participants ont pu apprendre, échanger leurs compréhensions et leurs sensibilité par rapport aux enjeux de l’agroécologie.

On réfléchit, on argumente, on négocie pour déplacer les cartes

Une séance riche en interactions, pleines d’enseignements sur nos visions du vivant et de l’agriculture, la place de l’homme dans la nature, l’importance de la plante cultivée dans nos systèmes alimentaires, l’esprit de la permaculture

La toile du vivant côté vie, fertilité naturelle et agroécologie

Enfin, un bel exercice d’intelligence collective, d’auto organisation d’un groupe et de prises de décisions collégiales.

Il est temps de dessiner

Un grand merci à tous les participants, le jeu prend toute sa dimension lors de ces échanges fructueux !